Quand j'étais responsable en strucutre médico-social, j'ai vu des choses qui ne s'oublient pas. Des aides à domicile qui appellent après leur tournée, la voix qui tremble, parce qu'elles viennent de trouver une bénéficiaire par terre. Des professionnelles qui enchaînent les interventions sans jamais avoir le temps de souffler, de réfléchir, de dire *"là, ça m'a touché"*. Des équipes épuisées, pas parce qu'elles n'aiment pas leur métier, au contraire ,mais parce qu'elles n'ont nulle part où déposer ce qu'elles vivent.
Et moi, en tant que responsable, je sentais bien que la réunion d'équipe classique ne suffisait pas. Ce n'est pas là qu'on parle de ce qui fait vraiment mal.
C'est ce vécu qui m'a amenée, aujourd'hui en tant que psychopraticienne, à proposer des Groupes d'Analyse des Pratiques(GAP) aux structures médico-sociales.
Ce que vivent vos équipes, en vrai : Travailler dans le médico-social, c'est beau. Et c'est lourd.
C'est accompagner la dépendance, la maladie, parfois la mort. C'est gérer des familles sous pression, des situations qui n'ont pas de bonne réponse, des dilemmes éthiques que personne n'a appris à résoudre à l'école.
Le résultat ? De l'épuisement. Du turnover. Des arrêts maladie. Et une qualité d'accompagnement qui se dégrade, pas par manque de volonté, mais par manque d'espace pour respirer.
Le GAP, c'est cet espace qui manque :Un Groupe d'Analyse des Pratiques, ce n'est pas une formation. Ce n'est pas une réunion. Ce n'est pas non plus une thérapie. C'est un moment régulier — en groupe, avec un intervenant extérieur — où l'on part d'une situation vécue par un membre de l'équipe, et où on la regarde ensemble, autrement. Sans jugement. Sans chercher le coupable. Juste pour comprendre, pour mettre des mots, pour repartir un peu moins seul avec tout ça.
Ce qui se passe dans le groupe reste dans le groupe. C'est la règle de base, et elle change tout.
Pourquoi ça marche, et pourquoi maintenant
Ce que j'ai vu, dans ma pratique comme dans mon expérience terrain, c'est l'inverse. Les professionnelles qui participent à un GAP deviennent souvent les premières à dire qu'elles ne pourraient plus s'en passer. Parce que pour la première fois, elles ont un espace rien qu'à elles, où leur vécu compte.
Et pour la structure, les bénéfices sont concrets : moins d'absentéisme, des équipes plus soudées, une meilleure qualité d'accompagnement des bénéficiaires.
Ce que je propose
J'interviens dans les services d'aide à domicile, les EHPAD, et toute structure médico-sociale dans le Pas-de-Calais et la Somme.
Ayant moi-même été responsable de plusieurs service d'aide à domicile, je connais la réalité de l'intérieur. Je ne viens pas avec des théories. Je viens avec une écoute, un cadre, et une vraie compréhension de ce que vivent vos équipes au quotidien.
Si vous souhaitez qu'on en parle, je suis disponible pour échanger sans engagement sur vos besoins.
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